UN RETOUR A NOS VALEURS, UN IMPERATIF

« Le poète feu Léopold Sédar Senghor disait que la colonisation était un mal nécessaire »
Est-ce là une raison de nous assimiler au point de nous métamorphoser, ou de nous déraciner.
n’a-t-elle pas gâché plus qu’elle n’a réparé ?
Cette assertion selon, nous, n’est valable, que dans l’angle du développement, et des échanges, entre l’Europe et l’Afrique mais, malheureusement, elle a été généralisée dans tous les secteurs de la vie en affectant les mœurs ;
Nous aurions peut-être raison de faire un choix, en prenant ce qui est utile et nous débarrasser de ce qui nous éloigne de notre identité et de nos valeurs.




Les exemples ne manquent pas pour illustrer nos propos. Mais nous nous en tenons à celui-ci ;
À l’occasion d’une rencontre, entre l’ambassadeur de France, et le conseil Municipal de Podor,
Le chargé de la commission coopération, à sa prise de parole avait fait l’éloge des relations anciennes entre la France et le Sénégal, particulièrement, le rôle joué par Podor dans ce compagnonnage, avec la création de l’une des premières écoles, de la région en 1894.
Pendant que nous nous vantions, d’avoir eu avec eux des relations privilégiés, L’ambassadeur, en toute courtoisie, nous rappela que ce n’était pas toujours tendre, car semblait il dire, elles étaient tantôt faites d’exagérations et de brimades. Comme pour dire, que nous n’avons pas la même compréhension, sur les relations entre colons et colonisés.
Ces messieurs, blancs, dont on parle nous ont, à travers leur école décivilisé à leur profit, en nous faisant oublier qui réellement nous étions. Et pour paraphraser l’auteur de l’aventure ambiguë, « ce que nous apprenons d’eux, vaut-il ce que nous allons oublier » ?




Aujourd’hui, encore nous sommes plus que par le passé des hybrides, que Senghor, appelle « des métisses culturels » ; nous nous habillons à l’européenne, nous savons lire et écrire dans la langue des autres, sans pouvoir le faire dans les nôtres. Ailleurs, nous consommons des programmes conçus par des gens avec qui, nous ne partageons rien au plan culturel. Les téléfilms, sur le petit écran, et l’internet contribuent également à cet appauvrissement.
À quand donc, le retour vers nos vertus cardinales, s’enraciner profondément et s’ouvrir, largement ; ’à ce moment-là nous pourrons parler « de donner et de recevoir ».



Moussa Dieng IPRES PODOR

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