Regard de Ngor : Pourquoi ce 100m vers le foncier ?

Bravant et terrassant même cette coutume largement partagée : « Discuter d’affaires de terre est mortel pour qui s’y engage  », la pratique de nos jours est autre et cela à tous les échelons de la société. Un rush est noté brutalement vers le foncier macro ou micro avec des scènes parfois incroyables mais vraies. Et c’est le lieu de s’interroger sur les raisons de cette ruée vers l’or, vers la terre. Vers l’or avons –nous dit ! Car les foulées sont si énormes et aucune personne morale ou physique n’est épargnée et comme une puce qu’on s’est passée, l’investissement majeur, de premier ordre demeure subitement « le m2 ». Partout dans le pays, la course est enclenchée à qui mieux mieux, à commencer par les plus hautes autorités pour ne pas dire par l’institution supra. Et dans ce marathon « boltonien », les règles de jeu sont écrasées et c’est la loi de la jungle comme toujours au détriment du pauvre petit sénégalais sans défense et sans moyens mais qui dans un geste de survie squatte le plus petit lopin attendant une régularisation prochaine, prémisses de contentieux futur. C’est vrai qu’à l’œil nu, les terres sont à perte de vue avec ce regard novice tout au long des RN mais au vu des tensions auxquelles elles sont soumises et les nombreuses sollicitations en instance pour soutenir une économie toujours en herbe, le tapis foncier utile se réduit comme beurre au soleil. L’Etat, ce monstre toujours affamé et jamais repus étale ses crocs et met en avant le grand principe « pour cause d’utilité publique ! » pour exproprier, remettre dans son giron des terres fraîches et utiles pour féconder d’éventuels projets, ses projets à lui (hum!). Et quand l’Etat s’y met, ce ne sont pas de petites superficies et cette gourmandise, c’est dans le Sénégal qui attire. Le reste fait l’affaire des gros bonnets politico-affairo-religieux évoquant divers motifs pour des « TF » à but lucratif très intimes. Le partage –avantage-désavantage continue en dépit des instincts de riposte des communautés de plus en plus au fait des enjeux autour de la terre : L’agro-business Samba tally et dévastateur des multinationales dans leur soif insatiable de mainmise dévore tout sur leur passage et le reste du butin…utile tel un petit os se dispute entre les « sans défense », les orphelins, vraies pupilles, locataires à jamais et qui assaillent les périphéries des grandes villes (Bëy Dëk) en attendant… ! Et dans cet entre-deux, la classe moyenne (fonctionnaires et autres détenteurs d’un petit bulletin de solde des différentes administrations) aux engagements à perpétuité insoutenables dans les structures usuraires de micro ou de macro finances insoutenables s’essaient dans du foncier plus ou moins construit (toujours en chantier) qui les maintient dans un surendettement à vie. Et pour les générations à venir qui nous ont légué cette terre ? Requiem ! Eia pour elles ! Pensée pieuse et minute de silence !
THIEY NGOR !

Podorinfos.com

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