Regard de Ngor : Législatives 2017 : La désorganisation en émergence

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Pour un pays aussi rôdé et huilé dans le processus électoral, un pays ayant acquis ses lettres de noblesse et où des Etats amis et voisins viennent s’inspirer et se consolider, un pays où l’on vote depuis « Blaise », les législatives de ce 30 juillet sont tout sauf une référence et un « sans fautes, peut-être un 100 fautes ». Devant tirer en principe des leçons à partir des échecs et des autres lacunes des consultations anté ,tout porte à croire que non au vu des failles notées depuis… et sur toute la chaîne. Rien ne devait surprendre avec un calendrier connu d’avance et un collège électoral convoqué par le prince sûrement après croisement et triangulation de plusieurs paramètres mais quand même…le vécu de ce matin du 30 juillet 2017 frôle l’hérésie avec une désorganisation incroyable. Et pourtant l’alerte était donnée depuis la décision de la refonte totale du fichier couplée à la carte biométrique Cedeao. Comme toujours le Sénégal a hâte des inédits et des records : Dans aucun pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, il n’est même pas fait cas actuellement de cette carte mais si en interne, au pays de Niangal, l’engagement est pris et les opérations avec, (en solo et en forcing très souvent) pour des questions politiques où le consensus est recherché avec tous les acteurs, la responsabilité des pouvoirs publics est entièrement dedans et une et unique donc à ne pas partager avec qui que ce soit, c’est à boire seul jusqu’à la lie par la place Washington et ses services (DGE,DAF…). Sur l’inscription déjà, que de difficultés, que de sueur jusqu’au sacrifice suprême avec des morts enregistrés et le signal était là mais comme toujours l’autorité a cette manie de botter en touche et de « s’assumer » selon ce langage encadré. Point n’est besoin de revenir sur les différentes modifications aux antipodes des directives communautaires et lois en vigueur pour un vote massif dit-on ! Mais que nenni ! Pour une bagatelle de + de 50 milliards affectés à cette tâche et adjugés dans les conditions pas catho.,ne pas assurer et s’assurer de la qualité du document (à désirer),le retard mis dans sa fabrication et surtout la distribution cahoteuse en dépit des alertes émises et démentis toujours de l’autorité fidèle à sa logique ont fini d’installer le chaos et de mettre en émergence la désorganisation sur toute la chaîne. Jamais dans l’histoire des élections, une pagaille n’a été notée à ce point. Toutes les circonscriptions d’ici et de la diaspora en ont fait les frais et jusqu’à 15 heures, des départements et lieux comme Touba, Mbour, au Sud et la liste n’est pas fermée n’ont pas pu démarrer pour un acte aussi consacré que le droit de vote, acte constitutionnalisé. C’est du jamais vu et même le droit de légiférer, inaliénable et du domaine exclusif de l’assemblée nationale que le conseil constitutionnel s’est arrogés n’a été d’aucun effet : Si… c’était pour élargir la cible avec les primo-inscrits, ceux qui n’avaient pas reçu leurs cartes…, l’échec fut total avec une désorientation inouïe des électeurs : Personne n’était préparé et même les formations n’ont pas pu prévoir certaines situations alors que c’est le sens de ces moments de partage avec les membres de bureaux de vote: La décision du C.constitutionnel à 72 heures du vote en a plus ajouté à la confusion et le jour, beaucoup de sénégalais ont été privés de droit citoyen. Que la rengaine de la pluie ne soit pas servie comme aléas et cas de force majeure pour justifier le désordre constaté et pourtant évitable du flop de ce 30 juillet. La convocation du collège relève des prérogatives exclusives du prince et la date fixée pouvait être discutée et une fourchette plus maîtrisable retenue en dehors de l’hivernage (Une 1ère avec ce 30 juillet) et Dieu dans sa miséricorde a arrosé le pays et l’autorité a sauté sur cette occasion pour vouloir masquer ses lacunes dans l’organisation matérielle : Cela ne peut prospérer et sitôt après les opérations, une évaluation s’impose car il n’est pas dit que demain en 2019 avec les Présidentielles, les nerfs si tendus avec ces joutes de simples députés dormeurs puissent être retenus quand il s’agira de choisir la plus haute autorité de pays : Les enjeux ne seront plus les mêmes, pas du tout les mêmes.
THIEY NGOR !
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