POLITIQUE:Appelle au Dialogue , Dr Dankoko du parti Ngalu répond avec des propositions

Personne ne construira le Sénégal à notre place. Notre responsabilité est donc engagée dans ce
qu’il sera demain. De 1960 à nos jours, le Sénégal a connu des avancées en matière de
démocratie, de progrès économique, social et culturel. Nous le devons, en partie, aux
présidents Léopold Sédar Senghor, Abdou Diouf, Abdoulaye Wade et Macky Sall, qui ont
dirigé notre pays. Ils ont, chacun selon son contexte, sa vision et ses capacités, pris certaines
décisions opportunes. Nous le devons aussi et sûrement :
– au peuple sénégalais dans son entièreté, qui a accompagné les différents régimes en
soutenant leurs politiques ou en s’opposant farouchement aux mesures porteuses de
mal pour le pays;
– à tous les partenaires de la coopération bilatérale et multilatérale, qui ont apporté leur
appui technique ou financier aux programmes de gouvernement.
Le Sénégal est un pays encore en construction, dans tous les domaines : infrastructures
(routes et divers secteurs), systèmes (éducation, santé, justice, etc.), politiques (gouvernance,
démocratie). Malgré les nombreux acquis, notamment au cours de la dernière décennie, des
efforts importants restent à faire. Des opportunités à cette fin s’annoncent avec la découverte
du pétrole, du gaz et autres richesses naturelles pouvant servir de base pour l’émergence
économique du pays et le plein épanouissement de nos compatriotes. Dans cette dernière
perspective, les enjeux sont à la fois exaltants et redoutables. L’exercice du pouvoir, au plus
haut niveau de l’Etat, loin d’être une sinécure, trouve alors un intérêt certain dans une large
concertation avec la population. Réélu pour un dernier mandat de cinq ans, le Président
Macky SALL a appelé les sénégalais à un « dialogue national » pour l’assister dans sa
mission. NGALU Senegal/Mouvement pour la Vie, parti politique légalement constitué,
après avoir soutenu le candidat Macky SALL à l’élection du 24 février 2019, salue son appel
au dialogue national. Je saisis l’occasion, pour renouveler nos félicitations au Président
Page 1 sur 7
Macky SALL, remercier nos militants et sympathisants pour leur soutien en sa faveur. Je
rends hommage au peuple sénégalais pour sa maturité qui a déjoué tous les pronostics de
désordre social à la proclamation des résultats de l’élection présidentielle. Il donne encore la
preuve qu’il tient son destin entre ses propres mains. Pour revenir au dialogue national, quelle
en est notre compréhension……..
Notre compréhension du « Dialogue national » :
Plusieurs interprétations sont faites de l’appel lancé par le Président Macky SALL. Chacun y
va selon sa culture politique, sa position vis-à-vis du groupe qui gouverne le pays, ou, tout
simplement, selon ses projets personnels.
Pour notre part, nous refusons de voir le dialogue national comme un moment solennel
d’échanges entre le Président de la République et des groupes de citoyens choisis par ses
soins. N’y prennent part que les leaders d’organisations (partis politiques, syndicats, religieux,
etc.). Quelle que soit la durée, elle ne permet pas à tous de s’exprimer. Sur beaucoup de
questions, la vérité peut être dans la voix des silencieux (pour ne pas dire, les privés de
parole !).
Pour nous, le dialogue national est celui qui se fait tous les jours, entre citoyens, autour de
leurs communes préoccupations. Il est présent dans les foyers, dans les rues, sur les lieux de
travail, à travers les syndicats, les partis politiques, les médias, les ASC et autres formes de
regroupements de citoyens. Sa gestion par secteur, raison d’être du Gouvernement, est d’une
utilité certaine. Elle réduit l’espace de communication, filtre les interlocuteurs, cible avec plus
de pertinence les problèmes et atténue les conflits d’intérêt entre les participants.
L’appel au dialogue, lancé récemment par le Président de la République, traduit son vœu
d’être accompagné, pendant toute la durée de son mandat, par une dynamique réflexion autour
des grands défis pour le développement du pays et l’épanouissement de chaque sénégalais.
Pour plus d’efficacité, nous suggérons au Président de la République de mettre en place un
Comité scientifique du Dialogue national (CSDN), composé d’hommes et de femmes non
partisans, connus pour leur attachement à l’intérêt national et leurs compétences en
Communication sociale. Le CSDN se charge de recueillir, pendant toute la durée du mandat,
sous diverses formes, les propositions des citoyens ou de leurs organisations, de faire les
synthèses utiles et de les transmettre opportunément au Président de la République.
Sûrement, le parti NGALU Senegal est dans le dialogue national. Au moment où le Président
Macky SALL entame son nouveau mandat, notre parti a d’importantes propositions à lui faire.
Page 2 sur 7
Pour comprendre nos propositions:
Elles s’inspirent de notre offre programmatique globale, pour faire du Sénégal un pays où
chaque citoyen aspire à une vie saine, une vie utile et une vie agréable.
Pour mieux comprendre et donc accepter nos propositions, il faut les habiller des mêmes
préalables que le programme global : les principes généraux (5) qui nous guident et les
convictions majeures (7) qui fondent notre réflexion.

  1. Principes généraux de notre action politique (5):
    Ils vont guider notre action de tous les jours : il s’agit
    ❑ Du respect des droits humains fondamentaux
    ❑ Du respect de la Constitution nationale (une fois changée et adoptée)
    ❑ Du respect des valeurs cultuelles du pays
    ❑ De l’innovation pour le développement et pour le bien-être de tous
    ❑ De l’engagement pour l’intégration sous régionale, la réalisation des Etats-Unis
    d’Afrique et la sauvegarde de la Paix dans le monde.
  2. Nos convictions majeures (7):
    Elles sont le fondement du programme NGALU Senegal 2019
    ❑ Première conviction majeure : « Il est possible de gérer le Sénégal autrement, pour
    le bien-être de tous. »
    ❑ Deuxième conviction majeure : « Les acteurs politiques sont au service de l’intérêt
    général. »
    ❑ Troisième conviction majeure : « L’avis religieux formel est indispensable sur tout
    programme ou projet de l’Etat. »
    ❑ Quatrième conviction majeure : « Le département (collectivité locale) est la plaque
    tournante des politiques sectorielles de développement ».
    ❑ Cinquième conviction majeure : « Chaque citoyen sénégalais majeur est directement
    rattaché à un département par sa carte d’électeur ; sa responsabilité est engagée dans
    le destin de son département. »
    ❑ Sixième conviction majeure : « Chaque élu tire sa légitimité du vote direct des
    populations couvertes par ses missions. »
    ❑ Septième conviction majeure : « Les opérateurs économiques nationaux sont les
    premiers partenaires financiers de l’Etat. »
    Page 3 sur 7
    Nos propositions :
    Nous conformant à notre compréhension du dialogue national, nous inscrivons nos
    propositions dans la durée du mandat du Président de la République. Notre démarche est
    d’identifier, régulièrement, les questions majeures du moment, de rendre publique la position
    (ou les offres de solutions) de notre parti sur ces questions, puis d’en saisir le Chef de l’Etat
    ou le Comité scientifique du Dialogue national (CSDN).
    La situation d’aujourd’hui :
    Le Président Macky SALL vient d’être réélu pour un second et dernier mandat de cinq ans.
    Près de 34% des électeurs se sont abstenus de voter. 41,74% des votants ont choisi ses
    adversaires. Les raisons de tels comportements sont nombreuses. Il peut s’agir de citoyens qui
    lui reprochent la lenteur ou l’inefficacité de ses programmes ou politiques pour répondre à
    leurs préoccupations parmi lesquelles :
    – les crises scolaires et universitaires qui perdurent, menaçant l’avenir des enfants et le
    devenir du Sénégal,
    – les grèves intermittentes dans le secteur de la santé, rendant aléatoire l’accès à des
    soins de qualité,
    – l’insécurité dans les villes et dans les campagnes,
    – le chômage persistant, voir grandissant des jeunes,
    – le désemparement des bacheliers et de leurs familles, face aux difficultés d’accéder à
    l’enseignement supérieur ou à la formation professionnelle,
    – la souffrance des femmes, liée à la faiblesse de leurs revenus et de leur pouvoir
    politique (parité mal appliquée),
    – la lenteur des procédures judiciaires, avec des conditions carcérales inhumaines,
    – le rôle informel et marginal des religieux, la timide implication des arabisants dans les
    programmes de l’Etat,
    – etc.
    En accordant une grande attention à ces préoccupations, et à d’autres toutes aussi importantes,
    le Président Macky SALL gagnera davantage le cœur des sénégalais et quittera le pouvoir, en
    2024, avec tous les honneurs.
    Sur toutes ces questions, nous avons des propositions de solutions. Mais pour être efficaces,
    elles exigent des changements dans les institutions et autorités qui dirigent le pays. Pour cette
    raison, notre communication d’aujourd’hui traite des réformes institutionnelles et de
    gouvernance.
    Page 4 sur 7
    1/Propositions récurrentes de réformes :
    – Mesure constitutionnelle établissant l’incompatibilité de la fonction de Président de la
    République et celle de Chef de parti politique.
    – Réduction de la taille du Gouvernement (à 25 ministres, par exemple)
    – Réorganisation de la Magistrature, pour une plus grande indépendance de la Justice.
    2/ Réformes pour la légitimité des élus et la Parité absolue
    Election des Députés :
    Suppression des listes (nationale et départementale), création de circonscriptions
    électorales législatives et élection des députés au suffrage direct, sur liste uninominale
    par circonscription, par un scrutin à deux tours.
    Elections locales :
    Président du Conseil départemental et Maire : suffrage direct, sur liste uninominale,
    scrutin à deux tours.
    Conseillers municipaux et Conseillers départementaux : scrutin proportionnel intégral.
    Vote blanc :
    Introduction du bulletin blanc dans tous les scrutins.
    Si bulletin unique, prévoir un espace blanc à cocher.
    Parité absolue (après élection) +++++ :
    Députés: Double scrutin (2 urnes)
    Président de Département et Maire: Ticket Homme-Femme
    Conseillers territoriaux: Double liste (liste « Hommes » – liste « Femmes ») avec un
    système spécial de désignation.
    3/ Réformes sur la Décentralisation
    Compétences des Collectivités territoriales :
    Renforcement sur les questions environnementales, sécuritaires, sanitaires, sociales,
    éducatives et culturelles; élargissement aux questions économiques, notamment
    entrepreneuriales.
    Administration locale :
    Maire et Président de Département résidants; nomination d’Administrateurs délégués
    (1er AD, 2ème AD, etc.) à la place des nombreux Adjoints au Maire et des Vice-
    Présidents de Département.
    (NB: 1 Adjoint au Maire, 1 Vice-Président de Département)
    Page 5 sur 7
    Incompatibilité de fonctions
    Incompatibilité des fonctions de Maire ou de Président de Département avec celles de
    Ministre, Ministre-Conseiller, Ambassadeur, Chargé de Mission à la Présidence de la
    République, Directeur général ou Directeur national (services publics).
    4/ Réformes pour assainir l’activité politique
    Election présidentielle et Hautes fonctions d’Etat
    Inéligibilité de tout citoyen ayant occupé un poste de membre du Gouvernement, de
    membre du Bureau de l’Assemblée nationale ou du Conseil économique, social et

environnemental, de Ministre-Conseiller, d’Ambassadeur, de Chargé de Mission à la

Présidence de la République, de Directeur général ou Directeur national, de Président

de Conseil départemental ou de Maire, moins de dix-huit mois avant la date du scrutin
pour l’élection présidentielle.
Elections législatives ou locales et Hautes fonctions d’Etat
Inéligibilité de tout citoyen ayant occupé un poste de membre du Gouvernement, de

Ministre-Conseiller, d’Ambassadeur, de Chargé de Mission à la Présidence de la

République, de Directeur général ou Directeur national, moins de dix-huit mois avant

la date du scrutin pour les élections législatives et les élections locales.
5/ Réformes pour soutenir la République
Haut Conseil de la République :
Création du Haut Conseil de la République (anciens Présidents de la République, de
l’Assemblée nationale, de la Cour Suprême; anciens Chefs d’Etat-major de l’Armée et
de la Gendarmerie).
Haut Conseil du Culte (Haut Conseil religieux) :
Création du Haut Conseil du Culte (ou Haut Conseil religieux), Institution d’Etat
animée par les religieux pour veiller sur la conformité des programmes et décisions de

l’Etat aux valeurs cultuelles du pays, soutenir le dialogue interreligieux et conseiller
efficacement l’Exécutif.
Utilisation de l’Arabe :
Instauration de l’Arabe comme deuxième langue officielle du Sénégal.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here