Adversaires de Macky en 2019 : des candidatures de règlement de comptes personnel

Nous sommes à un an de la Présidentielle de 2019 et les ambitions des uns et des autres se déclinent d’une façon virulente ou à fleurets mouchetés, de la part d’hommes politiques ou de simples citoyens.

La dernière personne à s’être positionnée est le guide des Moustarchidines, Serigne Moustapha Sy, qui aurait déclaré que si Khalifa Sall ne sortait pas de prison, il serait alors candidat en 2019.

Cette prise de position du marabout est symptomatique de ce qui se passe dans le landerneau politique. Nous avons en effet le sentiment que l’adversité contre Macky Sall est plus guidée par des considérations d’ordre personnel que le simple désir de conquérir le pouvoir juste pour l’exercer.

En effet, si l’on regarde les candidats potentiels, hormis le cas de Pape Diop, nous restons convaincus que chacun d’eux a un compte personnel à régler avec le Président de la République.
Serigne Moustapha Sy a décliné le sien : Il s’agit de l’emprisonnement de Khalifa Sall malgré ses avertissements qui avaient pris des allures de menaces, celles de le retrouver en prison.
Depuis, le guide des Moustarchidine ne s’est pas fait incarcéré à Rebeuss, mais a apporté une réponse politique virulente en engageant ses partisans et talibés dans la bataille électorale des législatives de juillet dernier, avec dans son escarcelle, deux députés.

Alors, s’il menace d’apporter une autre réponse politique, ses propos ne doivent pas être pris à la légère.

Toutefois, il est loin d’être le seul.
Il est n’est pas exclu que l’ancien Premier ministre, Abdoul Mbaye, s’engage pour être candidat. Sa déroute lors des législatives ne vont certainement le décourager. L’homme en veut manifestement à Macky, même s’il s’en défend. La brouille entre les deux hommes a des relents de conflit personnel. La preuve, ses nombreuses sorties sur Pétrotim et la gestion de notre pétrole, malgré le devoir de réserve auquel il est astreint.

Un autre qui verrait bien la chute du Grand Manitou, c’est Ousmane Sonko. Chassé de la fonction publique, il a connu une courte descente aux enfers avant d’être élu député. Il se veut républicain mais n’en est pas moins revanchard contre le Président qui lui a fait perdre son douillet poste d’Inspecteur des Impôts.

Au demeurant, si Khalifa Sall sort de prison, il n’y aurait pas pire adversaire de Macky. Il ne lui pardonnera jamais ses 09 mois de prison, mais surtout d’avoir entaché son honorabilité par des accusations de prévarication de fonds publics.

Donc, soit Macky aura en face Moustapha Sy ou Khalifa Sall.
Idem pour Karim Wade, le fils de l’ancien Président, au Qatar, qui parle d’exil forcé. Cet homme en veut à Macky. Il l’a jeté en prison en réactivant une Cour enterrée depuis 30 ans, la Crei. Il l’a accusé de s’être enrichi illicitement (ce qui ne signifie pas illégalement) et l’a fait condamner avant, selon lui, de le faire exiler. Si un tel homme revient au bercail et voit sa candidature acceptée par le Conseil constitutionnel, il travaillera à faire regretter à Macky son geste.

Idrissa Seck, l’autre ancien Premier ministre, probablement candidat, n’a jamais oublié le rôle qu’a joué Macky en 2014 dans sa descente aux enfers. Le dossier politique des chantiers de Thiès a, en partie, été géré par l’ancien PM, Macky. Depuis, les relations entre les deux hommes ont été réduites au strict minimum. Entre les deux hommes, les relations sont loin d’être amicales.
D’autres comme Cheikh Bamba Dièye, Abdoulaye Baldé, Amsatou Sow Sidibé, n’en veulent pas moins au Chef de l’Etat pour de multiples raisons. Baldé a le dossier de la Crei sur les épaules et les autres ont souffert d’un compagnonnage qui a pris fin d’une façon peu courtoise.
Ces candidatures que nous appelons de règlement de comptes personnel vont davantage pousser Macky et sa coalition Benno Bokk Yakaar à plus travailler afin de gagner les élections.

Ils savent tous que derrière l’adversité politique de leurs vis-à-vis, se cache le désir de lui faire payer un comportement tenu contre eux, à un moment ou à un autre.

C’est pourquoi la Présidentielle de 2019 sera âprement disputée par des candidats très déterminés.







dakarmatin

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